mardi 26 janvier 2016

26 janvier : la grève des fonctionnaires a fait tache d’huile


Lancée dans toute la fonction publique et soutenue par la confédération FO, la journée d’action contre l’austérité s’est étendue aux salariés de la Sécu, au secteur de l’action sociale et aux retraités.
Les agents demandent une hausse générale des salaires au minimum de 8 % pour rattraper la perte de pouvoir d’achat depuis 2010. Ils fustigent les restrictions budgétaires et contestent la mise en place de réformes (territoriale, collège, loi santé…) qui menacent notamment les emplois et dégradent le service rendu au public. Les fonctionnaires (État, hospitalière et territoriale) ont fait entendre leurs revendications ce 26 janvier à l’appel de FO, de la CGT et de Solidaires. De son côté, la FSU a lancé des appels au plan local. La confédération FO soutient cette journée d’action, le secrétaire général Jean-Claude Mailly ayant annoncé le 18 janvier qu’il participerait à la manifestation parisienne (Montparnasse à 14h) lancée par quatre unions régionales d’Île-de-France dont FO.

Des soutiens élargis

Signe de la vigueur de cette protestation contre l’austérité, le mouvement de grève, assorti de dizaines de manifestations dans les départements (avec le soutien ou à l’appel d’unions départementales FO), s’est élargi. Les personnels des organismes sociaux FO et CGT appelaient aussi à la grève, ainsi que les salariés de la Sécurité sociale fustigeant, entre autres, la hausse de salaire de 0,14 % qui leur est proposée en 2016. La Fédération FO des Employés et Cadres (FEC FO) a soutenu cette action, appelant l’ensemble de ses syndicats et militants à se joindre aux manifestations. Les trois mêmes syndicats de l’action sociale ont eux aussi appelé à se joindre au mouvement. 

Focus : Les retraités FO dans les manifestations
Par solidarité avec la fonction publique, les retraités FO ont participé aux manifestations du 26 janvier 2016. 
Une initiative de l’Union confédérale des retraités FO (UCR FO), qui revendique un service public de qualité et l’augmentation du pouvoir d’achat. « Le blocage des salaires compromet le financement de la Sécurité sociale, rappelle Didier Hotte (UCR FO). Et puis les retraités en ont assez des études qui les présentent comme des privilégiés en les opposant à la jeune génération. »

Fonction publique en grève 150 000 agents ont manifesté ce 26 janvier


Plus de 15 000 manifestants à Paris, des dizaines de milliers en province, des débrayages très suivis dans beaucoup de secteurs… Les fonctionnaires ont fait entendre leurs revendications ce 26 janvier à l’appel des syndicats FO, CGT et Solidaires.
2 000 manifestants à Avignon, 500 en Dordogne, 3 000 à Rouen, près de 4 000 à Marseille, des centaines à Strasbourg, en Corse…
Quelques 150 000 agents publics ont manifesté ce 26 janvier.
Les syndicats qui appelaient à cette journée d’action ont été rejoints par d’autres qui n’appelaient pas au plan national.
Ainsi, la FSU a lancé des appels au plan local ou dans le secteur de l’Education.
La CFE-CGC de l’enseignement privé participait elle aussi à cette journée de revendications qui a rassemblé les protestations des agents des trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière) mais aussi les salariés de la Sécurité sociale, les personnels de l’action sociale, les contrôleurs aériens ou encore les taxis.
A Paris, en ouverture de la manifestation banderoles et slogans affichaient clairement les revendications. Pour les fonctionnaires, c’en est « assez » de l’austérité, il faut « augmenter les salaires et les effectifs » et se préoccuper de la « défense du service public ». Pour plus de cinq millions d’agents, oui il y a des « états d’urgence », ceux « des salaires et de l’emploi ».

Revendication : +8% de hausse de salaire

Dans la matinée, la ministre de la fonction publique Marylise Lebranchu indiquait que les fonctionnaires, privés d’augmentations générales de salaires depuis 2010 ont permis de « rendre » sept milliards à l’Etat.
Elle prévient néanmoins que sa « marge de manœuvre (budgétaire, NDLR) est très faible » et souhaiterait « une augmentation symbolique ».
Pour les agents, la hausse générale des salaires doit passer par une augmentation de 8% du point d’indice, la base de calcul de l’ensemble des traitements/salaires dans la fonction publique.
Fin février, à une date toujours inconnue, les syndicats devraient rencontrer la ministre pour des discussions salariales.
« La revendication immédiate des fonctionnaires c’est la hausse des salaires » confirmait ce 26 janvier le secrétaire général de la Confédération FO, Jean-Claude Mailly en ouverture de la manifestation parisienne. « Plus largement, face aux difficultés qu’ils rencontrent, les agents sont aujourd’hui en recherche d’un sens à donner au travail qu’ils exercent ».
Signe de ces profonds malaises et inquiétudes dans des secteurs tel l’Enseignement (où 30 à 50% des personnels étaient en grève), la fonction publique hospitalière ou encore les finances publiques (DGFIP) qui comptabilisait près de 30% de grévistes, des rassemblements spécifiques ont eu lieu à Paris en matinée.
Plus de deux-cents agents des finances publiques se sont ainsi rassemblés près de l’Assemblée nationale, des milliers d’enseignants contestant notamment la réforme du collège se sont rassemblés à Port-Royal tandis que les hospitaliers se retrouvaient eux devant le ministère de la Santé.
Ces manifestants ont ensuite rejoint le cortège parisien et réitéré leurs revendications.

Petit tour des contestations

Pour le secteur de l’Education, les fonctionnaires et militants FO venus de toute la région parisienne ont participé massivement à cette journée d’actions. Derrières les banderoles de la fédération FO (FNEC-FO) le Snudi-FO (directeurs, instituteurs et professeurs des écoles), le SNFOLC (lycées et collèges) ou encore les syndicats FO de la recherche scientifique (Inserm, Inria…) ont rappellé les revendications. Celles-ci vont du dégel du point d’indice au respect des statuts nationaux en passant par le retrait du Pacte de stabilité et de la loi Macron.
Pour Cécile enseignante à Magny les Hameaux (78) ou pour Marie et Colette, enseignantes à Corbeil (91), la motivation de la journée s’exprime s’implement : « on est là pour l’abrogation de la réforme du collège ! ».
Les militantes listent leurs arguments. « Le principe des programmes nationaux est menacé, c’est une territorialisation de l’enseignement et les heures d’enseignements sont appelées à diminuer. Au final, les enfants subiraient une différentiation de l’enseignement selon là où ils habitent ? »
Les enseignantes ne décolèrent pas. « La ministre n’a pas reçu les syndicats depuis le 19 mai dernier, date de la grande manifestation et date aussi de la publication du décret sur la réforme du collège ! »
Fonctionnaires des finances publiques (secteur Impôts/Trésor) et militantes au sein du syndicat FO de la DGFIP, Corinne et Lysiane notent que « tous les jours des situations de dysfonctionnements des services sont constatés. On manque d’effectifs et de moyens. Alors la hiérarchie demande par exemple aux agents d’orienter le public vers les services internet ! ».
Dans l’action du 26 janvier lui aussi le syndicat FO des préfectures s’inquiète lui de la réforme intitulée « plan Préfectures nouvelle génération ».
Le ministère de l’Intérieur estime que 1 000 postes pourraient disparaître…
Pour FO qui négocie actuellement un plan de repyramidage des emplois, les pertes risquent d’être plus nombreuses et les agents, notamment de catégorie C (60% environ des effectifs des préfectures) pourraient être contraints à une mobilité forcée.
La réforme, dans le prolongement de la réforme territoriale et celle des services déconcentrés de l’Etat, consiste à supprimer des sous-préfectures et à en transformer une trentaine en « maisons de l’Etat ». Quant aux préfectures, leurs missions seraient transformées et elles n’effectueraient plus d’accueil du public.
Présents dans les manifestations à Paris notamment, les policiers FO fustigent eux le déficit en personnels de terrain. « Il manque toujours 10 000 flics » indique un policier des services d’investigation. « Les 4 000 agents recrutés ne sont pas encore opérationnels, il faut les former. Par ailleurs les équipements promis depuis janvier (armements, protections…) ne sont toujours pas arrivés.
Arborant une banderole « touche pas à mon ASA », les fonctionnaires et militants parisiens du syndicat Unité SGP Police FO revendiquent le rétablissement ce régime (ASA : avantage spécifique à l’ancienneté) prévu pour les agents affectés dans des zones urbaines difficiles. Ce régime se distingue par un gain plus rapide d’échelons et donc une meilleure progression de carrière.
Quant aux heures supplémentaires qui s’accumulent par milliers dans les services de police « on les note mais on ne peut toujours pas les récupérer en repos » sourit amer un policier reprenant à bout de bras la banderole FO.

dimanche 24 janvier 2016

le 26 janvier FO EDF CORDEMAIS manifestera avec la fonction publique


FO Energie et Mines - DÉCLARATION LIMINAIRE FO CCE EDF SA DU 21 JANVIER 2016


FO Énergie et Mines s’inscrit ce 21 janvier 2016 dans une nouvelle journée d’action en appelant le personnel à exprimer son opposition à la casse programmée d’EDF SA.

Lors du Comité Central d’Entreprise qui s’est tenu ce jour, les représentants FO ont fait une déclaration afin de dénoncer cette situation et notamment ses conséquences sur l’emploi (suppression de 4000 postes d’ici à 3 ans).

La direction, en considérant comme seul remède la baisse de la masse salariale, est clairement dans une posture irresponsable et socialement inacceptable, ce qui a conduit la Fédération FO à interpeler la Présidence de la République par lettre ouverte ce 20 janvier 2016.

En signe de protestation et d’opposition aux orientations présentées, la délégation FO a quitté la séance et rejoint les salariés mobilisés à la défense du Service Public, de leur entreprise et de leur Statut.

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale de Force Ouvrière du 21 janvier 2016

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Réunie à Paris le 21 janvier 2016 la Commission Exécutive de Force Ouvrière tire la sonnette d’alarme.
En premier lieu la persistance de l’état d’urgence, la loi sur le renseignement, les dispositions pénales à venir ainsi que la perspective d’une modification constitutionnelle avec notamment la déchéance de nationalité, à laquelle Force Ouvrière est opposée, menacent de plus en plus les libertés individuelles et collectives.
En second lieu les récentes déclarations du Président de la République sur le Code du travail, sur l’évolution du CICE en nouvelles exonérations de cotisations sociales ou encore sur l’assurance chômage annoncent une remise en cause du modèle républicain assurant une égalité de droit entre les salariés et ancrent la politique économique et sociale dans une logique libérale et d’austérité dangereuse socialement, économiquement et démocratiquement.
Face à une telle situation, la Commission Exécutive réaffirme le soutien de Force Ouvrière à la grève et aux manifestations du 26 janvier 2016 dans les fonctions publiques et la Sécurité sociale et, conformément à la résolution du Comité Confédéral National du 8 octobre 2015, décide d’accentuer la pression par une large information des salariés afin de préparer une réponse interprofessionnelle.
Adoptée à l’unanimité
Paris, 21 janvier 2016

Salaires, réformes… La fonction publique proteste par la grève le 26 janvier


Les fonctionnaires seront en grève et manifesteront le 26 janvier à l’appel des syndicats FO, CGT et Solidaires. Les syndicats revendiquent, pour les 5 millions d’agents (État, territoriaux, hospitaliers), une hausse générale des salaires susceptible de rattraper la perte de 8 % du pouvoir d’achat depuis 2010. Ils s’élèvent aussi contre les répercussions négatives des réformes en cours (territoriale, administration déconcentrée, loi santé…). Conçues sur fond d’austérité budgétaire, elles menacent de détruire des emplois publics, perturbent l’organisation des services rendus à l’usager et malmènent les conditions de travail des agents. Peu informés sur leur sort, 100 000 d’entre eux sont toutefois impactés.