lundi 15 septembre 2014

FO Cadres - Propositions du Medef pour l’emploi : Le choc des provocations !

Le journal Les Échos révèle dans l’édition datée de ce matin les projets du Medef supposés créer un million d’emplois. Le document du patronat intitulé Comment relancer la dynamique de création d’emplois en France ? propose une série de mesures « d’ordre social, fiscal et parfois très sectorielle » destinées à stimuler l’emploi dans le pays. Chacune est « quantifiée en termes de créations d’emplois attendues ».


Ainsi Pierre Gattaz souhaite : supprimer 2 jours fériés sur 11 pour créer 1 % de croissance et 100 000 emplois ; déroger au salaire minimum pour certaines catégories de demandeurs d’emploi, ou remonter les seuils sociaux (50 000 à 100 000 emplois supplémentaires) ; autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche (entre 50 000 et 200 000 emplois créés dans le tourisme, et entre 40 000 et 100 000 dans le commerce et la distribution) ; revoir la durée du travail ; transformer le CICE en baisse de charges, qui serait plus pérenne qu’un crédit d’impôt ; supprimer progressivement les taxes pesant sur les facteurs de production et les taxes sectorielles ; supprimer la taxe sur les salaires.

Il ne s’agirait là que d’un document intermédiaire, les propositions définitives du patronat devant être présentées au cours de la semaine.

FO-Cadres est curieux de découvrir sur quels fondements se posent les calculs du Medef, qui semble sérieusement penser que la solution à la crise de l’emploi sera réglée en s’attaquant notamment à la fiscalité des entreprises et au Code du travail.

FO-Cadres dénonce les positions dogmatiques et politiques du Medef : on peut être ouvert au dialogue social, mais pas à n’importe quel prix et surtout pas au mépris du respect des droits fondamentaux des salariés. Si elles étaient adoptées, ces énièmes propositions du Medef ne feraient qu’aggraver la situation des salariés sans permettre de retrouver la voie de la croissance : une fois encore, ces propositions s’inscrivent dans la ligne droite des politiques économiques désastreuses menées pour sortir de la crise.

FO VIDEO - Jean-Claude Mailly : « Je me demandais, si on était le premier avril »


Jean-Claude Mailly : le patronat va nous dire... par ITELE

samedi 13 septembre 2014

Petites retraites: pas de hausse

Les retraités modestes seront logés à la même enseigne que les autres. A cause de la faible inflation, leurs pensions ne seront finalement pas revalorisées.

La nouvelle aura du mal à passer chez les retraités les plus modestes. Les pensions inférieures à 1.200€ ne seront pas revalorisées dans trois semaines, du fait de la « très faible inflation », a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

Le gouvernement avait pourtant prévu d'épargner les plus petites retraites de la mesure de gel décidé au printemps dernier dans le cadre du plan d'économies. Il s'attendait alors à une inflation de 1,1% cette année, ce qui aurait représenté une hausse moyenne d'environ cinq euros par mois pour les petites pensions.
 

Mais le ministre des Finances, Michel Sapin, vient de revoir la prévision d'inflation à 0,5% en 2014. En raison de l'application mécanique des règles de calcul, ces retraités n'auront donc pas un euro de plus dans leur porte-monnaie. Dans les faits, cela revient à un gel de dix-huit mois puisque la date de revalorisation annuelle avait déjà été décalée cette année d'avril à octobre à l'occasion de la réforme des retraites.

Quinze millions de retraites gelées
La stabilisation des retraites les plus modestes facilite en quelque sorte la tâche du gouvernement, puisqu'une revalorisation des seules retraites inférieures à 1.200€ s'annonçait très complexe. C'était une « usine à gaz », confirme Philippe Pihet, secrétaire confédéral FO, chargé des retraites. « Cela paraissait quelque peu irréaliste », selon lui. Néanmoins, « le gouvernement aurait pu revaloriser les pensions quand l'inflation était plus importante, il a eu un an et demi pour le faire », a-t-il estimé.
Au final, ce sont bien les quelque quinze millions de retraités français qui ne verront pas leur pension augmenter avant octobre 2015. Les pensions des retraités au minimum vieillesse bénéficieront en revanche « d'un coup de pouce en octobre », a précisé le ministère, sans en communiquer le montant.


Lu dans la Presse le 13/09/2014

La Belgique accueillerait près de 20 des 100 plus grosses fortunes françaises (lu dans Les Echos)

Bernard Arnault,
homme le plus riche de France et président du groupe LVMH
a domicilié plusieurs sociétés en Belgique dès 1999.

Les Français détiennent au moins 17 milliards d’euros dans ce pays, selon une enquête du quotidien économique belge L’Echo.

La Belgique accueille près de vingt des 100 plus grosses fortunes françaises, et les Français détiennent au moins 17 milliards d’euros dans ce pays, selon une enquête du quotidien économique L’Echo parue samedi.
Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France [propriétaire du groupe Les Echos, NDLR], sans être installé en Belgique, y a domicilié plusieurs sociétés dès 1999. Mais il est loin d’être le seul, confirme le journal, qui cite de nombreux autres noms, dont celui du patron du groupe belge de distribution Delhaize, Jacques Bouriez, présenté comme le premier à avoir créé, dès 1983, une holding en Belgique.

L’Echo cite des gens connus comme la famille Mulliez, propriétaire du groupe de distribution Auchan, dont plusieurs membres sont domiciliés à Estaimpuis, commune frontalière choisie plus récemment par l’acteur Gérard Depardieu. Les différentes sociétés belges des Mulliez totalisent un capital de un milliard d’euros, affirme l’Echo. L’homme d’affaires Bernard Tapie et l’animateur de télévision Arthur font aussi partie du lot.

De nombreux Français fortunés ont choisi de s’installer en Belgique ou d’y domicilier leurs sociétés, car la fiscalité belge est plus avantageuse qu’en France pour les plus riches, notamment en raison d’une faible taxation du capital et de l’absence d’impôt sur la fortune (ISF).

Parmi les « précurseurs » repérés par le journal figure la famille Bongrain, à la tête du deuxième groupe fromager français exploitant des marques comme « Le Caprice des Dieux ». Elle a créé une holding à Bruxelles dès 1988. Selon L’Echo, la famille Bongrain a depuis placé plus de 400 millions d’euros en Belgique.

Les Français fortunés s’établissent de préférence dans des quartiers aisés de Bruxelles, et notamment dans les communes d’Uccle et d’Ixelles, ou dans des communes longeant la frontière française près de Lille (nord de la France).

Sans y être domiciliés, les fondateurs du géant laitier Lactalis (famille Besnier) ont basé à Ixelles une holding dont le capital atteint 1,7 milliard d’euros. La famille Savare, dont le groupe Oberthur est l’un des leaders mondiaux de l’impression sécurisée, notamment de billets de banque, ont fondé une holding dotée de 410 millions d’euros à Uccle, poursuit L’Echo.

La famille Hériard-Dubreuil, qui a fait fortune dans les spiritueux, possède en Belgique une société dotée de 733 millions d’euros en fonds propres, écrit le quotidien. Dans la famille des publicitaires Decaux, c’est le plus jeune des fils du fondateur Jean-Claude Decaux qui a été repéré en Belgique : il est administrateur délégué d’une holding au capital de 106,5 millions d’euros, selon le journal.

En se basant sur le classement des 500 plus grandes fortunes françaises établie par Challenge, l’Echo calcule qu’elles détiennent 17 milliards d’euros en Belgique. Le journal évoque par ailleurs l’installation de centaines de Français aisés beaucoup moins connus, affirmant que « beaucoup (...) se sont manifestés ces trois dernières années, c’est-à-dire depuis l’accession de François Hollande à la présidence »

Source AFP - 13.09.2014

FO Energie et Mines - PÉNURIE D’ÉLECTRICITÉ À L’HORIZON 2016 IL FAUT CHANGER DE LOGIQUE

FO VIDEO - Stéphane Lardy, Secrétaire confédéral FO chargé de l’Emploi, sur LCP le 10 septembre à 19h45



Ça Vous Regarde - Le débat : Gouvernement... par LCP

Permis de conduire en grève

A partir du 15 septembre 2014, les inspecteurs et délégués du permis et de la sécurité routière seront en grève illimitée.
Ils condamnent les mesures du Gouvernement, dévoilées le 13 juin dernier, qui n’ont pour ambition que de produire un maximum de places d’examen, sans qu’une réflexion sérieuse ne soit engagée pour mettre fin aux pratiques déviantes de certaines auto-écoles

Lire la suite >>>