jeudi 6 novembre 2014

Lu dans la presse - Le Luxembourg, la boîte à outils de l'évasion fiscale des grandes entreprises (FRANCE TV INFO)

De nouveaux documents détaillent comment les grandes entreprises se servent du Luxembourg pour payer moins d'impôts.
Des milliards d'euros d'impôts évaporés grâce à des accords secrets avec le Luxembourg. Des documents récupérés par le consortium de journalisme d'investigation ICIJ et révélés mercredi 5 novembre par quarante médias, dont Le Monde, détaillent "comment les géants du Net, des télécoms, de la finance ou de la grande consommation s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les failles de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement". Explications.

Quels sont ces accords secrets ?

Il s'agit de "tax rulings", des accords fiscaux passés entre le Grand-Duché et 340 grandes entreprises. A chaque fois, le point de départ est le même. L'entreprise décide de créer une holding ou une filiale au Luxembourg, avec peu de salariés et d'activités, dans le seul but de payer moins d'impôts. Elle mandate alors la société d'expertise comptable PricewaterhouseCoopers (PwC), pour négocier un accord avec l'administration fiscale du Luxembourg.

Quelles sont les entreprises impliquées ?

Le champion européen des évadés fiscaux est le Suédois Ikea, mais parmi les 340 sociétés citées par l'enquête de l'ICIJ, on trouve aussi, dans une moindre mesure, les Français Aviva, Axa, CNP Assurance, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne, LVMH et le groupe Rotschild. Le Guardian cite en outre Pepsi, Dyson, Accenture, Burberry, Procter&Gamble, Heinz, JP Morgan et FedEx.

Comment les entreprises trichent-elles ?

Les outils proposés et utilisés varient ensuite d'une entreprise à l'autre. Le Mondecite le cas d'Ikea, dont la holding luxembourgeoise a le statut de Soparfi. Il lui permet "d’empiler les avantages offerts par les 'meilleurs' paradis fiscaux de la planète" au point de ne payer aucun impôt, sous certaines conditions, sur les revenus provenant de ses filiales à l'étranger.
Dans certains secteurs, les entreprises bénéficient d'un taux de TVA réduit. D'autres groupes utilisent eux un régime très favorable sur l'utilisation des brevets et des marques. Les derniers profitent d'exigences faibles en matière d'endettement ou cumulent carrément plusieurs types d'opérations. Au final, le résultat est le même : chaque multinationale obtient un taux d'imposition effectif très bas, voire nul.

D'où viennent les documents ?

Ces 28 000 pages, dont une bonne partie sont consultables en ligne (en anglais), sur le site de l'ICIJ, ont été rédigées et négociées avec les autorités luxembourgeoises par le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers entre 2002 et 2010, avant de fuiter. PwC affirme que les documents ont été volés et insiste sur la légalité des opérations que le cabinet aide les entreprises à réaliser.
Par Francetv info - Mis à jour le 06/11/2014 | 07:07 , publié le 05/11/2014 | 23:17

mercredi 5 novembre 2014

FO44 - Editorial de Patrick HEBERT - OUEST SYNDICALISTE n°646


Lu dans la Presse : CDI, CDD... : Manuel Valls évoque le contrat de travail unique

Dans une interview, le Premier ministre explique qu'il souhaiterait rapprocher le CDI du CDD et évoque même la possibilité d'un contrat de travail unique, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 2007. Les les détails avec Planet.fr.

Manuel Valls a donné une interview à L'Obs de ce mercredi dans laquelle il évoque les différents contrats de travail en France : "le fonctionnement du marché du travail n'est pas satisfaisant car il ne crée pas assez d'emplois, il génère des inégalités importantes entre d'une part, des salariés très protégés en CDI, et d'autre part, des salariés très précaires en CDD et en intérim".
Il ajoute même qu'il "partage le constat" de certains spécialistes en économie, tel que Jean Tirole, prix Nobel cette année, selon lequel le coût des licenciement pour une entreprise peut effectivement dissuader d'embaucher de nouvelles personnes en CDI.
"Un contrat de projet" ou "un contrat de croissance"...
Comme le rappelle Le Figaro, les patrons eux souhaitent que le marché du travail soit réformé. Le MEDEF voudrait que l'on crée un "contrat de projet", soit un CDI qui se termine en même temps que le projet. Le CGPME prône quant à elle un "contrat de croissance" prenant fin si l'entreprise connait de mauvais résultats. Les syndicats, dont l'accord reste très important pour ce type de réforme, y sont eux totalement opposés.
Manuel Valls évoque également le contrat de travail unique, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 2007. Il estime qu'il peut avoir de l'intérêt, mais les partenaires sociaux n'avaient pas été d'accord déjà à l'époque. Les contrats de travail que nous connaissons aujourd'hui pourraient bien avoir encore de longs jours devant eux..
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Quand le Medef rejoint les plus rétrogrades



FO ENERGIE ET MINES - 4 novembre : l’expression du personnel a été sans appel - Gouvernement et directions devront en tenir compte

Communiqué de Fédération Nationale de l’Énergie et des Mines


 ÉNERGIE ET MINES
Les fédérations FO et CGT ont appelé à une journée d’action et de grève aux motifs que :
  • Le projet de loi sur la transition énergétique, s’il est adopté en l’état, aurait des conséquences néfastes sur l’outil industriel, l’emploi et le Statut du personnel de nos entreprises. Il menace, en effet, l’intégrité de l’outil de production tant sur la partie thermique classique que nucléaire et hydraulique.
  • Le Gouvernement émet la perspective de démanteler les deux groupes historiques EDF et GDF Suez à travers l’ouverture du capital et la cession de leurs infrastructures de réseau de transport et de distribution.
  • Les activités tertiaires, de services et commerciales seraient externalisées ou filialisées.
D’ores et déjà et devant l’urgence de la situation, nous pouvons dire que le personnel a répondu présent. Décidé à se faire entendre auprès des plus hautes instances, ce dernier a pris en main l’outil de travail.
Ainsi, des baisses de charges massives ont été déployées partout dans le pays. Une forte mobilisation a touché les secteurs les plus exposés à court et moyen termes, par cette loi, comme : le nucléaire (5000 MW de baisse de charge), l’hydraulique, le thermique, les secteurs tertiaires et techniques.
Les préfectures et beaucoup d’élus ont été de leur côté interpellés par les syndicats FO pour qu’ils se positionnent sur nos revendications.
Ce premier résultat est un avertissement au Gouvernement. Les personnels des IEG ne laisseront pas mettre en pièce le service public de l’électricité et du gaz assuré par les groupes EDF, GDF Suez et les entreprises locales de distribution.
Tout doit être mis en œuvre pour influencer les travaux du Sénat qui a décidé de se donner le temps de débattre de la loi de transition énergétique à partir de février 2015.
Tout doit aussi être mis en œuvre pour contrer les volontés gouvernementales d’aller vers des ouvertures supplémentaires du capital d’EDF et de GDF Suez.
Tout doit être mis en œuvre pour défendre et consolider le statut du personnel, qui est le socle social de notre profession.
Avec les personnels, FO Énergie et Mines est déterminée à mener ces combats et n’hésitera pas à mobiliser à nouveau en fonction de l’évolution de la situation.
Nous remercions le personnel et les équipes syndicales pour leur mobilisation rapide et efficace d’aujourd’hui.
Voir en ligne : Fédération Nationale de l’Énergie et des Mines